INTERVIEWS

 

Notre Interview de Gerard Way : 14 Septembre 2006 @ Paris, promo pour la sortie de The Black Parade.

MFR : Qu’est ce qui vous a donné l’idée du concept/histoire) de Black Parade?
Gerard Way : Le concept est venu des chansons qu’ils écrivaient (donc de lui-même). Nous voulions garder l’album très ouvert alors c’est sur la vie et la mort.

MFR : Combien de temps avez-vous planifié l’album?
Gerard Way : Nous l’avons commencé lorsque 3cheers4sweetrevenge était terminé donc nous écrivions depuis un bout de temps mais nous n’avons pas vraiment commencé jusqu’à Warped tour 2005 lorsque nous construisions la salle d’enregistrement à l’arrière du bus. Puis, nous nous sommes réunis à New York pour regrouper le matériel(chansons). Nous l’avons donc planifié pendant longtemps et seulement 4 ou 5 chansons se retrouvent sur l’album.

MFR : Si tu es le personnage principal – Le patient – est-ce que les autres membres du groupe sont des personnages aussi??
Gerard Way : Eh bien, je ne suis pas vraiment le patient. Je ne fais que jouer le rôle du patient durant le processus. Nous ne jouons pas vraiment des personnages spécifiques, nous jouons ce groupe qui se nomme The Black Parade. J’ai toujours imaginé le patient comme étant quelqu’un d’autre.

MFR : J’ai entendu dire que le nouvel album sera plus noir que les autres. Est-ce que quelque chose est arrivé?
Gerard Way : Rien de tragique à inspirer l’album comme ce qui a fait le dernier (mort de leur grand-mère). Celui-ci est noir parce que nous nous sommes questionner(intérieurement) et lorsque tu fais cela, tu finis par trouver quelque chose que tu n’aimes pas ce qui te pousse à questionner ta vie et cela nous a fais réfléchir sur la vie et la mort.

MFR : À la fin de Life On The Murder Scene, nous voyons toi et Ray travailler sur une des nouvelles chansons à l’arrière du bus. Est-ce que ces chansons on beaucoup changé des démos originaux ou l’idée des chansons est restée la même durant le processus?
Gerard Way : Je crois que de ce que nous avons gardé de ces chansons, elles ont vraiment beaucoup changées. Les refrains et couplets sont généralement restés les mêmes mais ils ont quand même beaucoup changé je crois, nous y avons ajouté beaucoup de trucs.

MFR : Étiez-vous nerveux lorsque vous avez commence à travailler votre nouveau style de musique? Vous semblez à l’aise mais c’est quand même un gros changement comparé à vos autres albums. Il semble que les gens aiment les chansons qui ont été lancé jusqu’à date, mais êtes-vous inquiet de l’acceptation du changement par vos fans?
Gerard Way : Oui nous sommes très à l’aise avec notre nouveau style de musique. Nous ne sommes pas inquiets car n’importe qui, qui est fan du groupe réalisera qu’il n’auront jamais le même style à travers les albums. Même sur l’album même, les chansons ne sont pas pareilles. Je crois que nous sommes très excités et je crois que parce que les chansons sont venues d’un questionnement très profond, les gens y répondront car c’est très différent non seulement de ce que nous avons déjà fait mais aussi de ce qu’on entend à la radio.

MFR : Que penses-tu du fait que tu es le “sauveur des faibles”(« savior of the broken »)? Puisque tu l’es déjà pour plusieurs. Est-ce que cela est un fardeau pour toi d’être le héros de tes fans?
Gerard Way : J’essaie de garder cette question (d’être un héros) ouverte afin de me questionner et que les fans me questionnent. En tant que groupe, nous voulions faire une différence dans al vie des gens et de les aider alors nous étions préparer à ce fardeau et nous l’acceptons. Nous sommes là pour représenter quelque chose pour ceux qui nous écoutent. Est-ce que je veux vraiment les guider? Je n’en suis pas sure parce que je crois qu’ils n’ont pas besoin que je leur dise quoi faire, je crois qu’ils doivent se guider eux-même. Je ne veux pas être une figure parentale. Le but du groupe est la libre expression donc nous ne devrions pas dicter aux gens quoi faire.

MFR : Puisque tu parles du sentiment que tu éprouves lorsque la mort te vient, comment crois-tu qu’elle viendra à toi?
Gerard Way : Je n’y ai jamais vraiment pensé. J’espère qu’elle viendra dans mon sommeil lorsque je serai vieux et en paix.

MFR : Si tu avais la chance de changer quelque chose que tu as fais dans le passé, que changerais-tu? Et pourquoi cela au lieu du reste?
Gerard Way : Je crois que ce serait un peu arrogant de dire qu’il n’y a rien que je changerais amis j’essaie de vivre d’une manière ou je ne regrette rien même les choses que je regrette, j’essaie de ne pas les regretter parce que je crois que sans mes erreurs, je ne serais pas ou j’en suis aujourd’hui.

MFR : Qui crois-tu être la femme ou l’homme le/la plus influent dans la musique rock alternative et pourquoi?(un(e) positif/un(e) négatif)
Gerard Way : Eh bien je crois Billy Joe(Green Day) est très influent….*longue pause* Personne ne me vient à l’esprit.

MFR : Est-ce que les fans vous partagent des choses troublantes parfois? Des choses biens ou mauvaise.
Gerard Way : Les deux, oui. Tu sais…. C’est quelque chose que nous acceptions étant dans un groupe. Nous avons parfois des gens qui nous partage des choses atroces qui leur sont arrivés ou encore des trucs qu’ils vivent et nous l’acceptons. C’est quelque chose à quoi tu t’habitus. Ils nous racontent aussi des choses merveilleuses alors tout est relatif. Car normalement lorsque quelqu’un nous raconte quelque chose qui leur est arrivé de négatif, c’est pour nous dire qu’on les a aidé.


MFR : Je sais que tu es allé à l’école d’art, quel personnage de bande dessinée serais-tu?
Gerard Way : Voyons voir… c’est difficile.. eh bien j’ai toujours dit que je voyais MCR comme étant la Doom Patrol (patrouille condamnée) probablement parce que ils sont comme les x-men mais ils n’ont pas de fille sexy ou n’importe quel…. Ils étaient simplement les héros improbables.

MFR : Si vous étiez, tout le groupe, dans une Montgolfière et que seulement un des membres du groupe doit être larguer, qui serait larguer et pourquoi?
Gerard Way : Personne ne serait balancé, nous nous écraserions tous ensemble.

MFR : Est-ce que vous vous êtes procurer votre hamster? Et comment l’avez vous nommé?
Gerard Way : Je n’ai pas eu le hamster. Je ne l’ai pas nommé. J’ai encore la cage mais je crois que à l’intérieur de moi je savais que si j’avais un hamster sur la route avec moi, il n’aurait pas vécu plus d’une semaine. Alors nous avons oublié l’idée d’en avoir un.

MFR : Quelques mots pour les fans français?
Gerard Way : Oui! À tous les fans français, nous adorons venir jouer ici. Quelques-uns uns de nos plus amusants spectacles étaient ici en france. Je sais que nous n’y avons pas jouer souvent mais nous serons de retour l’an prochain ainsi que cette année et nous avons très hâte de vous revoir et nous espérons que vous aimerez l’album.

 

Interview par Kriss et traduite par Zofia. Merci à Cécile, Amael et Slive

 

Interview de Mikey Way, Franck Iero & Bob Bryar pour www.e-nderground.com/

Quelques heures avant que le groupe tout entier monte scène dans une Boule Noire hystérique, C’est après une petite confusion de planning que je me retrouve nez à nez avec trois larrons des très bon My Chemical Romance. Entretien d’une bonne trentaine de minutes, si ce n’est plus, avec trois gaillards super sympas, agréables et en forme malgré un accent ricain difficile à négocier pour deux d’entre eux.

E-nd : Très bien les gars, on va commencer par les présentations si vous le voulez bien ?
Franck : Ok, alors moi c’est Franck et je suis guitariste.
Mikey : Moi c’est Mikey et je suis sensé faire de la basse.
Bob (lâche un gros rot) : Moi c’est Bob le batteur.

E-nd : Ce n’est pas votre premier voyage en Europe si je ne m’abuse ?
Mikey : Non en effet, ça doit faire combien quatre ? cinq fois ?
Franck : Alors attends, en tout je crois qu’on est venu près de cinq fois en Grande-Bretagne , deux fois en Allemagne et pour la France, et bien c’est notre première fois.

E-nd : Et alors pour le moment, tout se passe bien ?
Mikey : Oui, c’est le pied total, c’est du non-stop-touring mais on se marre bien, c’est le top.

E-nd : Et niveau accueil ?
Mikey : Tout se passe bien, je crois même que certains de nos passages ici sont carrément meilleurs que certains autres que l’ont a fait aux USA.
Franck : Je crois à vrai dire qu’on était pas vraiment préparé à vivre ce qu’on a vécu en Allemagne. Centaines dates que l’on y a fait on été formidables, un truc de dingue.
Bob (un peu ailleurs) : Je crois que beaucoup de gens viennent à nos shows en étant partagé. Tu as les curieux, tu as les excités de première, et tout ça en même temps, ça fait qu’on se défonce… et on les rend dingue.
Mickey (rire) : Qu’ils le veuillent ou non !

E-nd : Et c’est toujours comme ça ?
Franck : A vrai dire, la première fois qu’on est venu en Europe, c’était quelque chose comme il y a deux ans. Je me revois quand on m’a dit « Hey mec, tu pars en Europe sous peu ! », c’était assez dingue. A cette époque on savait pas du tout à quoi s’attendre. Puis depuis on est revenu, notamment avec The Used, donc on connaît un peu plus les lieux et tout même si comme ici, c’est un peu notre première fois.

E-nd : A ce stade de votre carrière, avez déjà entendu ou lu que ce soit des articles ou des commentaires à propos de la musique du groupe ou alors vous arrivez vraiment un peu dans l’inconnu ?
Franck : A vrai dire, à part en Grande-Bretagne, on peut pas trop lire grand chose par ici (rire). Ca doit donner quelque chose à base de « Ohhh My Chemical Romance, c’est un bon groupe de merde rempli de trous-du-cul » (rire) Non à vrai dire, je pense qu’on nous aime bien non ?

E-nd : Ouais bien sur, je sais pas comment sera la salle ce soir mais vous êtes assez appréciez pour la remplir je pense
Franck : Ca serait bien en fait. Je suis vraiment excité de jouer ici ce soir et ce, qu’il y ait plein ou pas de monde à vrai dire. Y’a vraiment rien de plus fun que de s’éclater en tournée pour présenter ton nouveau disque tu sais. C’est un challenge qu’il nous faut relever sans cesse. Aux USA on tourne déjà dans des grosses ou petites salles ou les kids chantent avec nous. Ici c’est peut-être le cas ou non, donc on se sait jamais à quoi s’attendre.

E-nd :C’est un nouveau départ ?
Franck : Voilà, exactement. Parce que malgré tout, les gens qui nous ont vu il y a deux ans ne sont pas forcément ceux qui vont nous voir ce soir et demain soir, et après-demain soir… il faut séduire et montrer ce dont nous sommes capables.

E-nd : Et les petites salles comme ce soir ne vous dérange pas ?
Bob : Les petites salles sont les plus funs du monde !
Franck : C’est assez bizarre. Je crois que le meilleur c’est un peu entre les deux tu vois. Parce ce que personnellement, quand c‘est vraiment trop petit, tu te retrouves forcément avec pas mal de monde sur scène, tu ne peux pas bouger comme tu veux et filer un coup de basse ou de guitare, c’est assez facile. A contrario, dans les grandes salles, tu n’as vraiment pas de proximité avec les fans.
Bob : Dans les grandes salles, voir carrément les trucs genre arène, c’est clair que tu as de la place pour toi mais bon, tu n’entends pas les fan, tu ne les vois même pas et il n’y a rien de mieux que de voir les expressions sur les visages des kids, c’est pour ça que le fun, on le ressent vraiment dans des salles comme celle-ci.

E-nd : On en arrive à votre nouvel album ‘Sweet Cheers For Sweet Revenge’, comment-a t-il été accueilli par les média, la presse et même les gens ?
Mikey : La réception n’a jamais été aussi bonne qu’avec cet album. Je crois que les gens ont su vraiment l’apprécié.
Franck : C’est vraiment surprenant. On a sorti notre premier album sur un label indé, il était pas disponible partout, c‘est le cas de le dire, on a tourné deux ans pour le défendre et pas mal de gens ne nous connaissaient toujours pas. C’était vraiment modeste comme reconnaissance, mais vraiment. Puis là avec ce nouvel album, on a tout de suite plus d’écoute et ça change pas mal de choses. Je pense désormais que ce disque a vraiment bien été accepté puis bon… on le trouve partout (rire) !
Mikey : C’est clair qu’au départ on a été comme quelque chose de tout petit, quelque chose presque de secret dans tout ce milieu underground…
Bob : un trésor !
Mickey : …Un trésor (rire)… enfin bref, maintenant les gens nous trouvent plus rapidement c’est logique. De même, on a plus trop besoin de parler à tout le monde pour dire à l’un de nous écouter et de dire cela à l’autre. Tu vas désormais dans les magasins et tu peux nous entendre, ça arrange pas mal de choses.

E-nd : Beaucoup de fans de la première heure disent que ‘I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love’ est complètement différent de ce nouvel opus, êtes vous d’accord avec ça ?
Franck : Ouais, disons qu’on a grandi en tant que groupe. On a beaucoup tourné donc cela nous a aidé indéniablement. Au moment de l’enregistrement du premier album, on ne se connaissait pas tous, moi j’étais dans le groupe que depuis deux semaines ! Et eux étaient ensemble que depuis trois mois ! et l’album quand à lui a été enregistré en neuf jours ! (il hurle) Alors j’espère qu’il y a une différence parce que putain je crois qu’on était vraiment un groupe de merde (rire). Tu sais quand tu as trois mois pour écrire et trois mois pour enregistrer. Tu te confines dans ton disque et tu le peaufines, tu en as le temps donc c‘est du tout bon. Je pense que chaque groupe se doit d’évoluer et de changer pour ne pas finir par s’ennuyer. Et pour ne pas en arriver là, tu as besoin d’avancer de te surprendre toi-même en inventant et en avançant vers de nouvelles choses. Donc oui, je suis très content de ce que nous avons fourni sur ce disque.

E-nd : Peut-être que des différences notoires entre les deux disque te marquent non ?
Franck : Je pense déjà que tout tourne autour de la musique c’est sur. Comme je te disais, on s’est amélioré nous-mêmes en tant que musiciens. Je pense que l’on écrit beaucoup en fonction de l’expérience et disons que pour ce disque, de l’expérience, on en avait vraiment plus, c’est pas comme lorsque l’on avait nos petites vingtaines d’années pour le premier album quoi ! (sourire).
Mikey : C’est assez bizarre, comment dire… je pense que le premier album était un peu un genre de « snapshot ». C’était presque un peu une façon de dire « voilà ce à quoi vous attendre pour le futur ». On vraiment pas eu le temps de voir le talent que pouvait avoir certain (il regarde Franck qui se marre) puis c’était vraiment à base de « Tu as une demi-heure pour m’enregistré ce riff » et toi tu es « Merde, c’est tendu » (sourire). Je crois que c’est ce qui fait que le premier disque est au bout du compte assez aimé, c’est quelque chose de très spontané, de pris sur le vif. Le genre de truc ou te sens que « Tu étais là à un moment précis, que tu a fais ça et hop ! C’est fait, tu ne peux pas le refaire ». Le deuxième album à coté de ça est carrément plus travaillé.
Franck : Je pense aussi qu’on a vraiment pris plus de risque pour ce second album. On a essayer plusieurs choses dans les différentes chansons. On a aussi exploré certains trucs qu’on avait en tête et y aller à fond.
Mikey : Oui en effet, je me souviens que pendant qu’on enregistrait cet album, y’avait des trucs ou l’on se disait « heu mais c’est risqué de faire ça ! Tu veux vraiment de ça ? » et toi de dire « Ouais t’inquiètes, je l’ai dans la peau, ça va marcher ». (rire).

E-nd : Dans le premier album, il y avait un coté asse glam et gothique dans votre musique, je le trouve légèrement moins présent sur le second disque alors ais-je tort ?
Franck : Vraiment ? Je le trouve bien plus glam notre nouvel album moi (sourire).
Mikey : Je pense que c’est à chacun de se faire une idée après tout, on le fait pas vraiment exprès, ni pour nous. Si tu écoutes plusieurs choses ou pas alors tu vas dire que je sais pas… que le premier disque était plus gothique que le nouveau etc, etc… tout dépend de tes goûts et si tu es ouvert je pense.
Franck : je pense que le premier disque avait une ambiance sonore un peu plus gothique alors que sur le nouveau disque, l’atmosphère est beaucoup plus macabre et oui, je me répète, mais je le trouve plus glam. Si tu lis les paroles tu vois carrément que ça colle, c’est assez horrifique dans le genre. Du moins c’est ce que je pense après je sais pas mais de mon point de vue, il y a une grosse différence de ce coté entre les deux disques.
Mikey (sourire) : je pense en fait que notre nouvel album est un album scandaleux !
Franck (surpris) : Scandaleux ?
Mikey (sourire) : Oui, regardes : Le premier disque était du genre (il prend une petite voix) « Hey, c’est nous et voilà nos petites chansons », alors que le second c’est plus (il prend une grosse voix) « Hey, faites gaffe, on est des gros méchants et on a la bad-attitude !»

(ils explosent de rire)

Franck : T’es trop sexy quand tu veux Mikey (rire)

E-nd : Et je suppose que ce genre d’atmosphère, glam et autre, c’est quelque chose que vous appréciez ?
Franck : Qu’on adore même, c’est génial !
Mikey : David Bowie, Woooooooh !
Franck : Je crois qu’on est tous assez fan du genre, de ce qui tourne autour, les shows, les costumes, l’attitude aussi…
Mikey : Ce genre de groupe comme Queen, Roxy et les trucs du genre ne te donnent pas seulement l’impression de voir un concert de rock, mais ça va plus loin dans le style et autre. Regardes Bowie qui a changé de forme et de look à chaque album. Voilà quoi…

E-nd : On vous catalogue comme un groupe de, accrochez-vous, d’émo-punk-n’roll, vous en pensez quoi ?
Mikey : Je crois avant tout que le terme émo vient tout droit des maisons de disques. Elles sont machiavéliques et veulent a tout pris atteindre le subconscient des kids avec cet espèce d’appellation stupide. C’est juste histoire de faire vendre, que les kid aillent acheter tout ce qui est émo. « Regardes c’est émo ! Hey regardes c’est aussi émo ! Achètes petit ! ». C’est complètement faux. Je suis d’accord sur le fait que beaucoup de groupes aient des affinités musicales et qu’on puisse les rapprocher mais ce sont juste de groupes de rock dans le fond.
E-nd : Et donc pour toi, vous seriez ?…
Mikey : Pour moi, ça serait du rock’n roll. J’ai entendu beaucoup de goth-punk pour nous définir autour de moi mais bon, j’y accorde pas trop d’importance.

E-nd : Très bien, on continue. Depuis votre premier album, vous avez souvent été affilié au groupe Thursday pour différentes raisons : vous venez du New Jersey, Geoff Rickly a produit votre premier disque. Alors que ressentez vous par rapport à ça ? Ca ne vous gêne pas ?
Franck : Non, non c’est un super groupe, c’est même flatteur…
E-nd : Non, parce que ce n’est pas du tout la même musique !
Franck (sourire) : Oui complètement ! Tu sais comme tu dis, c’est parce que l’on vient du même endroit, qu’il nous a aidé pour le premier disque et voilà juste ave ça c’est très facile de dire « Oh regardez, ils sont comme Thursday !». Alors qu’en fait, on a vraiment rien à voir avec eux musicalement.
Mikey : C’est juste que voilà, ils nous ont pas mal aidé à nos débuts mais on fait chacun aujourd’hui notre propre truc de notre coté. C’est pas du genre à se dire « Oh bordel, ils nous ont tout pompé les enfoirés ! ». Non, non, on s’aime ! Aujourd’hui on est deux groupes qui coexistent tu vois ? Un peu comme Superman et Batman (Franck se marre). On a Gotham City et eux ils ont Metropolis…

(Mikey lâche encore une connerie incompréhensible et les deux explosent de rire à nouveau).

Franck (mort de rire) : Tout ça pour te dire qu’on est vraiment différent !

E-nd : Et avec le temps, malgré tout, est-ce que le groupe a eu une influence quelle qu’elle soit sur le groupe ?

(ils se précipitent sur la réponse mais c’est Mikey qui prend le micro)

Mikey : Je pense que l’influence s’est principalement fait ressentir sur tout ce qui est de l’ordre de la tournée ! On a pas arrêter des les regarder jouer quand on tournait ensemble, ils nous ont beaucoup appris à vivre avec ce rythme de vie à base de « Tu tournes, tu tournes et tu tournes… » C’est surtout ce coté qui ressort en tant qu’influence.
Franck : J’ai l’impression qu’ils sont vraiment admiré par beaucoup de groupes. Ils viennent de nulle part dans le New Jersey, ils sont vraiment gardé ce coté et cette facette dans leur musique, ils l’ont emmené avec eux sur les routes et du coup, ont ouvert de nombreuses portes à pas mal de groupes. Des portes qui étaient fermées jusqu’à là.
Mikey : avec plein de groupe derrière qui attendent (rire) !
Franck : Ce qui fait leur force, c’est vraiment que personne ne semble pouvoir sonner comme eux. Il ne sont jamais aller vers les trucs pop-punk, les trucs plus hardcore… ils sont uniques. Des groupes comme eux, Saves The Day, Midtown on vraiment ouvert des portes. C’est du genre « Ah vous êtes aussi de New Jersey, alors je vais vous écouter et vous voir live ». On doit les remercier quelque part, c’est indéniable…
Mikey : Ouais tout à fait, de même que des groupes comme The Bouncing Souls. Ils ont tous été des précurseurs pour nous tous. Midtown dans son genre, a fait en sorte que le pop-punk ne soit pas trop comment dire… « goofy », tu vois ce que je veux dire ? Saves The Day, c’était du genre, on va faire des titres, même des hymnes et on fera ça. Alors que Thursday, de leur coté sont aller dans un genre bien plus enragé sans trop se poser de questions vis à vis des précédents dont tu vois… ils ne font pas la même chose mais malgré tout, ils ont fait quelque chose pour les groupes qui ont suivi.

E-nd : Et croyez-vous que vous serez amené à retravailler avec Geoff Rickly ?
Mikey : Je ne sais pas, on aimerait faire quelque chose de vraiment différent avec lui mais on ne sait pas quoi… sûrement jouer au Monopoly (sourire).
Franck : Ca serait cool ouais, faut qu’on y songe !

E-nd : Je parlais de glam et de goth tout à l’heure, vos paroles y sont complètement imprégnés, deux thèmes son récurrents, l’amour et la mort. Ce sont des sujets qui vous tiennent à cœur si j’ose dire ?
Franck : C’est Gerard qui s’en occupe pas mal, ils nous montre ce qu’il écrit et nous nous sommes un peu des « bullshits detectors » donc quand un truc ne va pas ou que l’on ne comprend pas, il retourne dans sa sale de bain et se remet à bosser dessus (rire) mais généralement on a rien à dire donc il n’y a pas de problèmes.
Mikey : Je crois que si les paroles tournent autant autour des deux thèmes que tu as cité, c’est parce l’amour comme la mort, sont vraiment deux éléments extrêmement importants qui fondent vraiment une vie, qui l’entourent sans arrêt. Ca nous influence énormément, que ce soit avec les émotions que tu ressens quand tu tombes amoureux ou quand un proche meurt. C’est tout ce concept d’amour et de mort qui fait que nous sommes qui nous sommes, que nus soyons heureux ou tristes…. Tout ça fait que ces deux choses sont récurrentes dans les paroles du disque.

E-nd : Je vais être un peu direct, mais le nom du premier album était un peu bizarre et emblématique. Celui du deuxième en plus de l’être est limite à coucher dehors, et si nous traduisons, pour nous les français ça ne veut rien dire alors comment faites-vous pour titrer vos disques ? C’est une relation directe avec votre musique ?
Mikey : Ohhh, à vrai dire, on est conscient que ça ne veut pas dire grand chose. C’est juste que Gerard et nous, aimons bien ce genre de chose. Il fait en sorte de donner au nom du disque un nom qui irait tout aussi bien à un film. C’es très cinématographique comme approche et si donc si cela ne veut rien dire, on en est désolé (sourire).

E-nd : Qu’est ce qui a changé depuis que vous êtes chez Warner ?
Mikey : Oh, tu peux acheter nos disques !

(j’explose de rire, fallait voir sa tête de freluquet joyeux sur le coup, du coup tout le monde se marre pendant que je recrache ma flotte)

Franck : C’est une réelle présence…
Mikey : Voilà ! Une réelle présence qui nous entoure et qui nous suis tout au long de la tournée, partout ou nous allons… je parle du label mais aussi d’autres choses comme des tonnes de posters de nous en Allemagne, là ici… des kids à la sortie de la salle (ils se marrent car il n’est que 15h45 et que le concert est à 19h30), ce qui est vraiment cool. Tant de choses que nous ne connaissions pas avant… c’est une relation de confiance entre le label et nous, on leur rend bien les choses qu’il nous rendent autrement, tu vois ce que je vire… ce qu’on ne peut pas trop faire sur un label indé dans le New Jersey. C’est clair que y’a du changement.

E-nd : Le prochain single sera donc Helena, je lu sur le site de MTV que la vidéo aurait un quelconque rapport avec les Smashing Pumpkins, tu peux m’éclairer la dessus ?
Mikey : Oui Helena, tu verras, c’est un truc assez funèbre mais dansant (sourire). Pour ce qui est de ce qu’a dit MTV, et bien, je sais pas trop ce qu’il ont voulu dire en fait. Je peux surtout te dire que nous sommes tous fans ici des citrouilles. C’est une grande source d’inspiration et c’est la l’un des tout premiers groupes qui nous aimions vraiment tous en commun. C’est une grosse influence au même titre des groupes monumentaux comme Iron Maide que l’on cite tout le temps ou Black Flag. Des groupes que l’on adore et qui ont vraiment marquer leur génération.

E-nd : On a parlé de The Used tout à l’heure, Bert Mc Cracken chante sur un des morceaux du disque, comment en êtes-vous venu à cette collaboration ? C’est un vieux pote de vous je présume ?
Franck : Oui bien sur, on a tourné beaucoup avec eux dans le passé. On le voulait sur l’album, il voulait entre sur l’album. On lui a demandé, il a dit « OK »… (silence)… Puis il est arrivé dans le studio et a bousillé une bonne centaine de micro (il se met à rire) et voilà ! C’est l’histoire. Mais bon, je te dis, on a tourné vraiment beaucoup avec eux que ce soit aux Etats-Unis, ici eu Europe, et en rentant on les retrouve sur le taste Of Chaos Tour donc… que te dire de plus si ce n’est que nous sommes de bons amis, on aime sa voix, sa façon de chanter. On est fan.
Mikey : On l’aime wohhhhhh !

E-nd : Justement vous enchaînez direct après sur cette grosse tournée alléchante ?
Franck : Non, on passe d’abord en headline-tour au japon, deux ou trois jours je crois.
Mikey : Ouais, on a toujours eu une bonne réception las-bas.

(petit moment d’égarement ou le groupe engueule un roadie qui s’empiffre depuis le début de l’interview, Mikey lui demande de ne pas s’envoyer tout le buffet, s’en suit Bob qui me demande si j’aime ses chaussons immondes avec des dragons imprimés dessus alors que Franck s’étouffe avec son orange).

E-nd : Une question que je ne vous aurais pas poser et dont vous voulez que je vous parle ?
Mikey : Non, Super job mec ! Vraiment !
Franck : Un plaisir ! Très bon job ouais, sérieusement.

E-nd : Bon et bien merci, je vais arriver à la fin les gars, un dernier mot peut-être ?
Franck : Perdez du poids !
Mikey : Buvez du lait ! Faites des constructions d’os humains !
Bob : Mon nom est Robert Scream !

Sur un dernier fou rire, je les laisse partir pépère installer leur matos. Un bon moment passé avec trois mecs bien sympathiques. Un grand merci à Mikey, Franck et Bob pour leur super-cool-attitudes. Un grand merci également à Amaël et son assistante irlandaise.

Par: Freajok

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Frank Iero & Mikey Way 3 Février 2005 Paris pour U-Zine.net

U-zine : Comment se passe la tournée ?

Frank Iero (guitariste): Bien vraiment très bien. On a commencé à…
Mikey Way (bassiste): Bristol
Frank : Oui c’est ça à Bristol. On a fait tout le Royaume Uni. On est allé en Allemagne. On a fait quatre concerts là bas. C’est la première fois qu’on fait un concert à Paris. Après on retourne à Londres et on va au Japon. On a été pas mal occupé mais c’était vraiment fou. On s’est vraiment amusé.

Vous êtes donc déjà venu en Europe. Est-ce que vos fans ont changé entre temps avec votre nouvelle popularité ?

Frank : Oui c’est clair. Mais il y a toujours plein d’endroit où personne ne nous connaît. La première fois qu’on est venu c’était il y a deux ans. On a joué à Cologne et à Hambourg. Personne ne nous connaissait. On venait avec The Used donc les kids ont passé un bon moment. Cette fois on est aussi passé à Cologne. La seule différence c’est qu’on était la tête d’affiche et que c’était complet. C’était impressionnant. Les kids étaient totalement fous.

Est-ce que c’est difficile de se retrouver loin de sa famille et de ses amis ? Peut être que certains viennent avec vous ?

Frank : Oui…
Mikey : Tu vois quand on n’est pas en tournée, on a notre appartement. On peut voir nos potes. On a tout ce qu’il faut. Mais une fois sur la tournée, on vit dans notre bus. Il est tout petit et on est déjà neuf dedans. Donc tu ne peux ramener personne sur la tournée.
Frank : Mais c’est ça la tournée. D’un coté tu visites des endroits géniaux, tu joues plein de concerts. C’est ce qu’on aime faire. On est super content à l’idée de le faire. Mais d’un autre coté, tu es loin de tous ceux que tu aimes.

Les français ne vous connaissent pas vraiment bien. Peut être pourriez vous vous présenter et nous parler un peu de la formation du groupe.

Mikey : C’est pour moi, c’est pour moi cette question (rires) . Tu vois le groupe a commencé quand notre ancien batteur et Gerard se sont connus et ont écrit quelques chansons. Ils les montrer à Ray pour savoir si ça le tentait de les jouer. Ray a bien sur répondu oui tout de suite. Et ensuite ils m’ont montré la cassette de démo avec trois chansons dessus. Je me suis dit « putain mec je dois apprendre à jouer de la basse pour pouvoir intégrer le groupe ». Je jouais de la basse quand j’étais plus petit. Mais j’avais oublié et donc il fallait absolument que je m’y remette pour augmenter mon niveau. Je n’avais pas joué depuis 10 ans. Ca a été difficile mais la motivation était là. Frank jouait dans un autre groupe. Mais le groupe a commencé à se détacher…
Frank : c’est ça, notre batteur nous a quitté. On continuait. Mais ce n’était plus comme avant. J’avais entendu parler de leur groupe et on a joué quelques concerts ensemble. Et je suis devenu fan. J’écoutais tout le temps leur démo. Je voulais tellement être dans le groupe. Mon groupe s’est alors séparé et ils m’ont proposé de rejoindre le leur. C’était mon groupe favori. Donc j’ai accepté tout de suite. On a joué un peu comme ça. Et on a demandé à notre batteur de quitter le groupe parce que ça ne se passait pas bien. On a engagé Bob. Et maintenant on est là.
Mikey : je suis tout à fait d’accord (rires) .

Est-ce que c’est dur d’être dans le groupe de son frère ?

Mikey : Non pas du tout. On est comme les meilleurs amis du monde. Depuis qu’on est tout petit, on est toujours ensemble. On partageait la même chambre. La pièce était tellement petite qu’on pouvait mettre deux lits et c’est tout. On est simplement habitué à être ensemble. Quand tu regardes nos photos d’enfance, on était toujours habillé de la même façon. Nos parents nous faisaient posé partout où c’était possible. Donc on a des milliers de photos ensemble. Et maintenant je suis habitué à le voir tout le temps. C’est vraiment génial.
Frank : ils ne se disputent jamais.
Mikey : on ne s’est pas disputé depuis quatre ans.
Frank : il y a quatre, ils ont eu une dispute très forte. Ce n’était pas très beau à voir.

Vous paraissez être très proche de The Used. J’ai vu plusieurs fois Bert McCracken portant un tshirt My Chemical Romance lors d’émission télé. D’où est ce que ça vient ?

Frank : on le paie pour ça (rires) .
Mikey : en fait, leur ancien tour manager est notre manager en ce moment. Il nous a présenté à Bert. Bert a écouté nos CDs et est devenu un grand fan. Je crois que c’est tout.
Frank : voila il bossait pour eux quand il nous a découvert sur le net. Il nous a proposé d’être notre tour manager. Et il a rapproché les deux groupes en nous faisant faire une tournée commune. Ensuite on est devenu amis.
Mikey : On a toujours été un groupe préférant les concerts et The Used est comme nous. Nos deux premières années, on les a passé sur la route. Et faire une tournée avec The Used c’était énorme. Ils nous ont emmené en Europe pour la première fois. C’est génial parce que ça représente un pas énorme pour un groupe. Donc on leur doit beaucoup.

D’où vient votre inspiration pour vos chansons ?

Frank : Tout ce que tu fais, vois ou entends peut être utilisé. C’est l’expérience et tout ce qui vient dans ton cœur qui te permet d’écrire. Pas mal de nos chansons viennent de fictions, ou alors de nos expériences ou celle de nos amis. En fait c’est de la fiction basée sur des faits réels.
Mikey : Nos chansons, c’est juste un mix entre les expériences personnelles et des histoires inventées. Mais on ne peut pas les séparer.
Frank : ce qu’on veut, c’est que ceux qui écoutent nos chansons, puissent en retirer quelque chose. Chacun a son interprétation de nos chansons. On ne peut pas tous ressentir la même chose en les écoutant.

Comment décririez vous votre style de musique ? Quelles sont vos influences ?

Mikey : personne dans ce groupe n’aime la même musique. Gerard et moi avons quelques similarités dans nos goûts musicaux mais c’est tout. Mais en fait tous les membres viennent de différents styles de musiques. Frank, par exemple, est plus sur le hardcore. Gerard et moi, on écoute plus de la pop ou du rock anglais et un peu de punk. Ray lui adore le heavy metal comme Megadeth. Mais il aime aussi la musique classique. Et Bob apprécie tout ce qui est technique. Ca va de la pop au metal. Tu prends tous ces styles, tu les mélanges bien et tu obtiens notre musique. Quand tu écris toutes tes influences sont dans ta tête. Donc tu fais attention à toutes tes influences.
Frank : En fait tu crois qu’un mélange de tous ces styles ne va pas marcher mais si ça marche. Si je dois mettre notre musique dans style, je nous mettrais dans le Rock n’Roll. Mais si tu veux une classification plus précise, je pense que pop c’est ce qui nous va le mieux.

Est-ce que vous avez eu des différences dans l’écriture et l’enregistrement des deux albums ?

Frank : Oui. J’ai rejoint le groupe deux semaines avant l’enregistrement du premier album.
Mikey : le jour où on a commencé l’enregistrement, Frank était dans le groupe depuis quelques jours. On a eu 9 jours pour enregistrer dans une espèce de cave. En plus Gerard était malade. Sa voix était partie. Il devait refaire ligne par ligne les chansons. C’était super dur pour lui. Il buvait plein de thé très chaud. Il a eu une rage de dents aussi. On a du l’amener à l’hôpital. Et puis ensuite il a du retourner au studio. Alors que la deuxième fois on est allé à LA pour le studio. On avait déjà quelques chansons écrites.
Frank : On était beaucoup plus relaxés. On avait déjà écrit des chansons à la maison et on en a écrit d’autre à LA. Et puis on a eu deux mois de pré production. On a eu beaucoup de temps pour trouver exactement le son que l’on voulait. Les chansons sur le deuxième album sont bien réfléchies alors que sur le premier c’était plutôt « cool on a une chanson pas la peine de la retravailler ». Et puis on avait plus d’expérience pour le deuxième album avec toutes les tournées qu’on a fait. En fait pour le deuxième, on a vraiment eu l’opportunité de faire l’album qu’on a toujours voulu.
Mikey : dans l’ancien album on essayait de faire ce que l’on a fait sur cet album. Mais on n’a pas eu le temps ni les moyens pour le faire. Mais dans le premier album tu peux voir que ce n’est pas un album complètement terminé.

Votre deuxième album est en fait dans la continuité du premier ?

Frank : voila c’est exactement ça.

Votre premier album a été produit par Geoff Rickly de Thursday ? Est-ce que vous avez déjà tourné avec eux ?

Mikey : Non jamais parce qu’en fait on ne voulait pas utiliser nos relations pour être connus. On ne voulait pas utiliser la popularité de quelqu’un pour nous propulser. Geoff nous a dit qu’il voulait qu’on tourne ensemble mais il préférait qu’on soit tous les deux têtes d’affiche pour ça. Donc ça se fera un jour mais pas tout de suite.
Frank : On a fait le Warped Tour avec eux. On est comme son petit frère. Il nous a aidé à commencer. On lui en est très reconnaissant pour ça.

Quel est le sens du titre de votre dernier album « Three Cheers For Sweet Revenge » ?

Frank : Ca remonte à notre adolescence alors qu’on nous disait que l’on n’allait jamais réussir ou que ça n’allait jamais marcher. Les gens voulaient qu’on garde notre job parce qu’on n’était pas assez bon. Grandir dans le New Jersey, jouer des concerts et être un tout petit groupe, tout cela a fait qu’on avait l’impression de devoir prouver qu’on en était capable de faire mieux qu’un petit groupe à tous ces gens mais aussi à nous même. Les Three Cheers c’est un peu un sentiment de réussite par rapport à cette revanche.

Vos paroles semblent très tristes sur le dernier album. Que vous est il arrivé ?

Frank : Je pense qu’elles sont tristes, mais pas tant que ça.
Mikey : Oui je crois que c’est bon mix. C’est un mélange entre notre sentiment quand on est arrivé et deux décès. En fait on était super excité à l’idée d’aller à LA et quand on est arrivé ça fait un choc. Je crois que c’est un choc des cultures entre la côte est et la côte ouest. Tu arrives et tu es là « Waouh mec ». Tout est vraiment différent à LA. Les gens ont une mentalité différente. Leur but est arrivé le plus haut possible en utilisant ses relations.
Frank : Il y a plein de personnes fausses à LA.
Mikey : Et puis deux personnes que Gerard et moi connaissons, sont décédées l’année dernière. La première, c’est notre grand-mère et la deuxième, c’est la meilleure amie de notre mère. C’est arrivé en deux semaines. Et ça mixer avec notre départ pour LA où on s’est retrouvé loin de nos familles et amis. C’est de la que vient la tristesse des chansons qu’on a écrites à ce moment.

D’où vous est venu l’idée d’introduire un piano dans « The Jet Set Is Gonna Kill You » ? Est-ce que l’un de vous joue du piano ?

Frank : Oui, c’est notre producteur Howard Benson qui joue du clavier dans cette chanson. Il y a d’autre chanson où le piano est présent mais c’est moins flagrant. Mais je trouve que ça sonne bien. J’aime bien cette idée.

L’introduction de votre premier album “I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love”, “Romance” est tirée d’un film français « Jeux Interdits ». Le Saviez vous ? Avez-vous vu le film ?

Mikey : Ah bon. Non, on ne savait pas. C’est Ray, qui est un grand fan de guitare classique, qui avait ce morceau sur un CD. Il nous l’a joué dans sa chambre et nous l’a proposé comme intro de l’album. On était tous d’accord.

Qui est Helena, la personne dont vous parlez dans la première chanson de « Three Cheers For Sweet Revenge » ?

Mikey : Notre grand-mère.

Pourquoi avez-vous du changer de label ? Quel était le problème avec Eyeball Records ?

Frank : Parce que l’on voulait passer à une étape supérieure. On voulait que l’album soit disponible pour plus de fans. C’était le bon moment, on voulait évoluer. Avant la sortie de notre premier album, on a été approché par plusieurs labels. On voulait faire un nouvel album. Après une longue tournée, on était prêt à faire le grand saut. Et Warner est arrivé à ce moment là. On s’est bien entendu avec eux. On a décidé de changer de label. Ils nous ont laissé carte blanche.
Mikey : A la première approche, on était trop jeune. On avait formé le groupe, ce n’était pas le bon moment. Donc on a préféré un label plus petit. La seconde était la bonne.

Est-ce que le fait que The Used était chez Warner vous a influencé ?

Frank : Non pas du tout. Ca ne s’est pas passé comme ça. C’est une coïncidence.
Mikey : C’est ça, c’est une coïncidence. Mais quand on s’est retrouvé avec The Used, on était « Waouh vous aussi vous êtes là ». Warner nous a contacté avant que l’on rencontre The Used.

En 2002, vous avez sorti “I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love”. Vous êtes devenu un group connu rapidement. Aujourd’hui des groupes sont influencés par votre musique. Comment le prenez vous ?

Frank : C’est flatteur. Mais au début notre but, c’était de jouer de la musique et faire des concerts. On a réalisé que peut être quelque part on faisait un peu la différence, qu’il y avait quelque chose de bien dans le groupe. Et notre but est devenu dans un sens de changer un peu le monde en mieux. Si on peut jouer de la musique que l’on aime, que l’on peut aller dans des pays que l’on aurait jamais vu sinon, et que l’on voit des kids que l’on aurait jamais rencontré et qui sont influencés par notre musique, c’est que dans un sens on a changé le monde. Si quelque chose de bien sort du groupe tant mieux. Tu ne peux rien demander de plus. Pour quatre gamins du New Jersey, c’est presque ridicule de se retrouver là. Je n’aurais jamais imaginé que ce serait arrivé.

Est-ce que le fait d’être connu a changé votre vie de tous les jours ?

Frank : Connu je ne sais pas. Qu’est ce que tu entends par connu ?

Les gens vous arrêtent dans la rue, disent « Oh regarde c’est le guitariste de My Chemical Romance » et vous demandent un autographe.

Frank : Ca arrive de temps en temps. Ca arrive plus souvent quand on est dans le New Jersey. C’est rare quand on n’est pas dans notre région.
Mikey : C’est souvent dans les supermarchés ou les magasins. Mais ça n’a pas changé notre style de vie parce que ce n’est pas arrivé au point où on a peur de sortir à cause des fans.
Frank: Parfois quand ça devient bizarre, tu espères que les gens respectent ton intimité. C’est arrivé que des gens ne respectent pas ton espace vitale et là ça devient très bizarre. Mais c’est quand même agréable qu’on nous demande un autographe. Ca veut dire que ton groupe est reconnu. Les gens t’apprécient. Il y a un moment et un lieu pour tout.

Que préférez vous dans le fait d’être dans un groupe ?

Frank : On aime tout. Ecrire, enregistrer mais c’est vrai qu’on est vraiment un groupe de live.
Mikey : On adore faire des grandes tournées.
Frank : Oui mais on fait quand même des CDs pour pouvoir avoir quelque chose à jouer en live (rires) .

Quel est votre meilleur souvenir dans le groupe ?

Frank : Pour moi, c’est quand on enregistrait cet album. J’ai pu rencontrer Keith Morris qui chante dans Black Flag. Il a même chanté sur notre album. C’était impressionnant pour moi. Je ne sais pas combien de fois j’ai joué les chansons des Black Flag mais c’est énorme. On était totalement bourré quand Keith est arrivé. Et je crois qu’il a eu peur.
Mikey : Moi je crois avoir rencontré tous les musiciens que je voulais rencontrer. On a rencontré Björk quand on a enregistré un peu à New York. Elle marchait vers moi et je ne pouvais pas bouger. Elle m’a regardé bizarrement et elle est partie.

Vous faites partie d’un album tribute aux Smashing Pumpkins. D’où vient cette idée ?

Mikey : Ah oui, on était supposé être dessus. On me pose souvent la question. Je pense que quelqu’un a parlé alors qu’il n’aurait pas du. Mais si on fait quand même partie de l’album, on le fera parce que chaque membre de notre groupe est un grand fan des Smashing Pumpkins. On a été vraiment honoré par la proposition de leur label de faire partie d’un album tribute qui leur était dédié.
Frank : Le problème, c’est que l’on ne sait pas laquelle prendre. Il y en a trop.

Vos plans pour l’année prochaine ?

Mikey : Mec, on va être sur la route jusqu’à Noël.
Frank : Mais après je crois que l’on va retourner en studio. A cette époque en 2006, on sera entrain d’enregistrer.

Un mot sur le procès de Mickael Jackson. Coupable ou non ?

Mikey : Je suis allé dans un café en Allemagne. Je comprends rien à ce qu’ils disent. Mais il y avait deux filles qui parlaient et j’ai entendu « Kinder Sex » et « Mickael Jackson » (rires). Je ne savais pas ce qu’il se passait mais ça m’a beaucoup fait rire.
Frank : Je ne suis pas sur mais je pense qu’il est coupable. Ce n’est pas la première fois qu’on lui reproche.

Peut être un dernier mot pour vos fans français…

Mikey : Restez à l’école (rires).
Frank : J’aimerais leur dire quelque chose en français. Mais je ne connais rien en français.
Mikey : Appréciez Paris parce que nous, on n’aura pas le temps de vister. Alors visitez pour nous.
Frank : Amenez moi Mona Lisa que je puisse la regarder tranquillement dans un fauteuil (rires).

Ok merci beaucoup. Par : Julien

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Sweet Revenge: My Chemical Romance on Halo 2
written by Frank Meyer on Wednesday, November 10, 2004

EXCLUSIVE INTERVIEW

New Jersey’s own My Chemical Romance proudly play what they call “violent, unsafe pop music.” The band -- vocalist Gerard Way, guitarists Ray Toro and Frank Iero, bassist Mikey Way, and drummer Matt Pelissier -- fuses catchy hooks with pummeling metallic riffage and punk ethos on their Reprise debut album, Three Cheers For Sweet Revenge, yet laced with enough humor to separate them from the angst-ridden pack. The video (links below) for the single “I'm Not Okay (I Promise)” finds them parodying every recent teen flicks from Rushmore to Mean Girls in a clip that plays more like a movie preview than a typical rock video. It’s a welcome change from the doom and gloom fodder of the nu-metal bands and the shiny, happy gunk of the pop-punk sect.

The band has toured with the likes of The Used, Taking Back Sunday, Story Of The Year and a host of others, and has one indie album under their studded belt (I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love), but 2004/2005 is set to be their time to fly as they head out on the Vans Warped Tour and attack Japan, Europe and the U.S. with their high energy live show.

We had a chance to chat with guitarist Ray Toro as the band trekked across America on their latest national tour. We spoke about the hype surrounding Halo 2, gaming on tour and video games in general. Enjoy!



What are you favorite video games?
I love the Castlevania and Street Fighter series. Right now I'm playing Paper Mario, which rules.

How does the band travel on the road? In a van or bus?
Right now, we're in a bus. It’s so much better than a van because this feels like our home. We're lucky to have this thing.

What kind of systems does the band have on the road?
We've got just about everything: PS2, Gamecube, Xbox, and PC games.

What games do the band members compete against each other in?
Donkey Konga and Tiger Woods PGA Tour 2005.

Do you guys ever compete against other bands?
We usually keep the gaming amongst ourselves, we don't wanna embarrass other bands with our geek-out skillz.

Why do rock and rap stars love video games so much?
It’s the best way to pass time when you're doing a 13-hour drive from one show to the next.

What was your favorite game system and game as a kid?
My favorite system was SNES because they had the best versions of Street Fighter.

Who is your favorite video game character of all time and why?
Simon Belmont, because he's got great hair and fashion sense.

Are you excited about Halo 2?
Hell yes! I'm gonna be permanently affixed to Xbox when Halo 2 is out. That game is gonna rule above all else.

Why is it better than the competition?
Master Chief is a tough S.O.B.

What do you expect from the sequel?
More of everything from the first, except those stupid repeating corridor levels.

What Web site do you want to plug? Anything else we should plug for ya besides the new album?
Go check out www.wilwheaton.net. He's out of his damned mind.

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My Chemical Romance: Get A Band And Get A Life
Tuesday November 02, 2004 @ 05:00 PM
By: ChartAttack.com Staff

by Pete Richards

For those involved in the indie punk and emo scenes, My Chemical Romance shouldn't be an unfamiliar name. While the group have only been around for two years, they've received much attention for their debut album I Brought You My Bullets in 2002. They've toured extensively across North America and Europe with bands such as The Used and Taking Back Sunday, creating a major buzz for themselves. Three Cheers For Sweet Revenge, the band's new major-label debut on Arista/Warner is just as dark, yet positively uplifting, and is getting a lot of play in stereos of emotionally-distraught teens, especially across Canada. ChartAttack spoke with vocalist Gerard Way about how things are going for them.

ChartAttack: True or false: The ladies love you guys.
Gerard Way: I think it's true [laughs]. It's pretty split I think though, like there's a wide variety of people that like the band from young girls to older guys that are, like, in their late 40s and women in their late 40s. I think it's starting to lead to the younger crowd, but it's never been one demographic. It's always been lots of different people who like the band. It also depends on like, kind of where we are at the same time too. Certain areas, like upstate New York, draw a bunch of younger girls [to MCR shows]. I guess that's more of an East Coast pattern that happens.

Why start a band like My Chemical Romance?
Basically I wanted to change the direction of my life. I wasn't happy with where it was going, I wasn't doing anything important or relevant and I felt kind of useless wasting time in Jersey. I called up basically other people that I thought wanted to change their lives as well and it was kind of an escape for us from the mundane life of living with your mom in Jersey.

The band are doing very well for a group that's only been together for two years. I mean, you guys are signed to a major label already.
It feels good because it's not like we were on the radio in the beginning with a hit single. We're not about writing hit songs, top 40 songs. How that happened in a cult way, in an underground way, is pretty crazy for it to happen that fast. It takes bands years to have that happen.

So how is it different now that you're on a major?
They let us operate the same way we operated on our indie. Exactly the same, so it's pretty painless. What we have now is a lot of support on a much more global level. Like, we have contacts in every city and the label is 100 per cent behind us. It's pretty exciting.

With the number of bands today and the over-abundance of genres and sub-genres between the "punks," the "emos," the "'cores," where do you think MCR fits in?
We've toured with a lot of emo bands, but that's because generally younger people are listening to that and it's also a label that they put on music that young people listen to. I think we're more of a rock 'n' roll band, but I think a lot of bands say that too. I think if you look at bands even like International Noise Conspiracy, I think they would probably consider themselves a rock 'n' roll band and they sound nothing like us. I think so many bands are just trying new sounds and new things and it's very hard to classify anyone anymore.

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Email interview with My Chemical Romance
Sent on September 18, received September 27, 2004

"With the release of incendiary new album Three Cheers For Sweet Revenge, New Jersey's own My Chemical Romance has consolidated a reputation for brilliant, biting, and boundary-leaping rock 'n' roll that first came to worldwide attention with their 2002 Eyeball Records debut, I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love. Featuring 13 new originals written by the band, Three Cheers For Sweet Revenge is an impressive leap forward for a group that's been constantly on tour for the better part of two years, winning a fanatical following across North America and Europe, both as headliners and co-billed with the Used, Taking Back Sunday, Story Of The Year, and a host of others." (yahoo.com)

Dennis: Hey guys, thanks a ton to take the time to do this email interview while you are out on the road! My Chemical Romance, how did you guys come up with the name and give a brief run down on how you 5 got together?
Mikey : The name "My Chemical Romance" originated from the author Irvine Welsh's novel "Three Tales Of Chemical Romance". All of Irving Welsh's novels have also been classified as "Chemical Romances" as they involved young people whom are strung out on drugs with some sort of romantic element to it. This isn't to say that the band condones drug use, as we are all clean and sober. We all got together after Gerard called up a bunch of friends after writing a bunch of songs with our previous drummer, Matt. We all loved the songs so much that we wanted to be a part somehow. Frankie joined the band after the break up of his then band "Pencey Prep". We wanted a second guitarist and Frankie really wanted to be a part, so he was inducted into the band. Finally, Bob was added after the dismissal of our previous drummer, Matt.

Dennis: MCR is all over the board on the latest release, "Three Cheers for Sweet Revenge" both vocally and musically. What was the biggest influence for this album with those perspectives in mind?
Ray: There really wasn't one main influence on us for this record. We each listen to different music, so we all bring our own ideas to the music. I come from a more technical style of playing, Frank plays a little dirtier punk style, and Gerard and Mikey are obsessed with Brit-Pop and the Smiths, so all those elements work their way into the songs.

Dennis: One thing we noticed was a lot of dark imagery and doom-and-gloom lyrical content. Often through this type of message very important messages are given but sometimes missed. What was the purpose and the message you want portrayed from this album and why was their a PA sticker on the cd with basically limited offensive words at all on the cd?
Gerard: The PA sticker was for lyrical content, suggestive or otherwise blatantly violent lyrics. The message is simple, and one that we always portray: keep yourself alive and always have hope. If people see through the doom and gloom they will find the light at the end of the tunnel more obviously than "...bullets...". The idea behind this record was to tell a fictional story that mirrored the first 2 years of our lives. To execute the message we use metaphors, such as the supernatural element of resurrection.

Dennis: Our stance on lyrical content is listeners must weigh the positive and negative inputs in their life. I personally steer away from negative music. What are your thoughts of the influence of negative lyrical content on the listeners?
Gerard: People should be allowed to think for themselves. I know this is the typical answer but it really is true. We like to give our fans more credit than most people would and let them figure out what's right and wrong on their own.

Dennis: MCR has been touring machines lately and never seem to rest. You guys are currently on tour...how is the tour progressing?
Frank: Yes we are currently on tour for the rest of our natural lives. However, there is talk of using a form of cryogenics so that we will be able to tour longer. We are now on the Nintendo fusion tour and the shows have all been great because of the kids, and for no other reason. MCR fans are the most amazing people, our shows are a healing and everyone gets involved. I can't imagine any other bands having better kids than ours, and if they do at least I know our kids can beat up their kids.

Dennis: The imagery on your site and cd is pretty goth/eccentric. We don't noramlly even ask bands about that but I love art and what influences others in that regard. Who did the cover art for your cd and website?
Ray: Originally the cover was supposed to be a photograph, so Gerard painted a sketch of what it should look like. The sketch ended up being so good that we used it for the cover. The website was designed by Gerard and Jon Sul.kow at Prod4ever.

Dennis: I noticed the image of the rosary in your cd booklet. One of the things are website deals a lot with are the aspects of importance on spirituality and with us that is Christianity. What are your thoughts, yes you can be honest we have heard it all haha, on the modern movement of Christianity both pros and cons?
Mikey: The image in the CD booklet of the rosary beads was meant as a memorial to Helen Rush (me and Gerard's grandmother) who passed away shortly before we went to Los Angeles to record the record. It's actually a scan of her rosary beads. As for my thoughts on the modern movement of Christianity, I am kind of on the fence. I'm not 100 percent familiar with the goings on in Christianity today, as Gerard and I grew up with a Christian upbringing, and we no longer practice it. I understand the importance of faith and spirituality but I think that each person in entitled to their own opinion for such. I have my own form of faith and spirituality but it isn't Christian based.

Dennis: Most bands are put on a pedestal by fans, whether it is welcomed or not. What is your advice to teens that may be going through some crazy things in their life and do you have any examples you are willing to share about how you guys have overcome adversity?
Ray: Everybody goes through rough things in their lives, us included. The best advice we can give is to never give up, and always believe in yourself because when you do that, anything is possible.

Dennis: AARRRGGG what did you blokes do on September 19 in celebration of "Talk Like a Pirate Day" and please answer in pirate talk only.
Frank: ARRRRGH!! The romance got tested fer the scurvey they did, and got drunk off Cap'n Morgan.....arrrgh!

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June 11, 2004
My Chemical Romance
by Danielle Moskowitz

When Warner Brothers/Reprise invited me to come talk with Gerard from My Chemical Romance about their new album at their record release show, how could I have refused?

The show was in their home state of NJ, packed with 1300 cheering fans. What made the show even cooler for me was featured artist, Nightmare of You was on the bill too! (NOY is still currently unsigned and have been playing with My Chem. Good for them!) I love when Equal Music bands get together!

Is their latest apart of a trilogy? Front man Gerard explains. He also reveals what why it didn't turn out to be the concept record they had planned it to be and what are they doing in Tokyo with The Beastie Boys? (Original interview from Oct. 31, 2003 follows this latest one from June)

DM: When we spoke last you guys were shopping for a producer. Who did you wind up working with and why?


Gerard: We wound up working with Howard Benson. A big reason was because he contacted us which is always very exciting. He was very enthusiastic about the project. It's not so much that he got what world we came from because he's worked with bands like P.O.D. and Blindside which is a completely different universe but he got what we were trying to do with the music and so we connected on a lot of levels.


DM: How was this experience different from working with Alex (Eyeball Records) and Geoff (Thursday [Island/Def Jam]) front man?


Gerard: That whole experience was hanging with friends and having a really fun time. There wasn't a lot of money or pressure. But then this experience didn't have that much pressure either which was weird. It was very a positive experience that had a really good flow. But yeah it was very different.


DM: You said in October that while you were finishing the first record you knew what you wanted the second one to be called (which is their latest, Three Cheers for Sweet Revenge) and at the time since you knew the name for the second one you had an idea for what you wanted the third record to be called, although there's not going to be a trilogy so how do you know? Where's the connection with that?


Gerard: It's the kind of connection where you kind of always have a sense of what you're band is doing and where it's headed. I think we have a good idea of kind of like what the first record should be.It should be fast and dirty and cheap. Then the second one you really up the ante and really go for it with this one. The third one you try to explore new avenues. We ended up doing a lot of that on this record. We actually ended up being way more experiemantal than we thought we were going to be. It sounded good to us so we said let's keep doing it.


DM: To jump ahead, do you know what the next one's going to be called?


Gerard: From this experience I learned I shouldn't do that anymore because it locks you into something. And this record wound up being half a concept record because so much happened in our lives that when it came time to write lyrics I found out that it was less ficiton and more fact. So it's a very loose concept record. I want to see what happens for the third one and actually not plan anything out. I think that will be interesting because- it's not that we're calculated but we always kind of know where we're headed and kind of vibe on it. For the next one I kind of don't want to have that.


DM: What kind of mood do you feel like the new album has?


Gerard: I just started listening to it as a piece now, not just bits here and there it's really about loss. The first record was more about pain, misery and agression and violence. Although the lyrics can be disturbing at points, it's really about loss. In the end that's what it wound up being more about instead of some story. You can pick it out of at least four or five of the songs. Even the performances that everyone gives too makes it feel like it's really about loss.


DM: Do you feel like it's dark?


Gerard: Yeah. It's already been called that by a lot of people. We got a parental advisory without even having more than one curse in it. I think it's dark but I think it's a lot more positive than the first record.


DM: Yeah, I remember you saying that you felt the ups were going to be more up and the downs more down.


Gerard: Yeah and they really ended up being like that. But, there's definitely more moments of positivity and celebration than on the first record.


DM: What are some of difference of working with an indie and working with a major?


Gerard: This record was really painless so I can't truthfully answer that as a band that's in our position. We are really rare case of-- it was very similar to the first record where we did exactly what we wanted and luckily because they knew who we were when they signed us that's exactly what they wanted. There wasn't much of a difference other than the fact that there was obviously a lot more deadlines and a lot more pressure to get things done on time. That was the big difference but that was actually it.

DM: You're going to Tokyo soon for Summer Sonic Fest. You must be excited.


Gerard:Yeah, it's awesome, we get to play with The Beastie Boys and I've never seen them.


DM: What's going on for you guys for the rest of the year?


Gerard: Pretty much straight touring till the record cycle is over. It's usually about eighteen months from the time you start a record until you're done touring on it and should be starting a new one. There's already stuff I really want to write. I want to start immediately. As soon as we finished this I wanted to just do another. We're very much a live band but at the same time you get in the studio and you remember you're very much all songwriters and we had forgotten that part of us. I'm still in that head fix where I want to write more songs.


DM: Maybe you can still do that while you're on the road.


Gerard: Yeah, we plan to do it on Warped Tour. It will be our first time really on a bus so we're going to have more space and we'll be comfortable. Right ater that we're going back to a van so Warped Tour is really going to be the time that we write.

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Interview with Gerard Way of My Chemical Romance
Graham Bailey
11/2/2003

How did My Chemical Romance form as a band?
Basically I called Matt (Pelissier), the drummer, and I was kinda dissatisfied with where my life was going; called him up and I was like, “Hey, I wrote a song, you wanna try something?” He was a mechanic at the time, “Skylines and Turnstyles.” We played it, I played guitar, just the two of us. We liked it so much, but I can’t play guitar and sing at the same time, so I said, “Lets get Ray (Toro.)” We got Ray, made a demo; Mikey (Way) heard it, Mikey wanted to be a part of it, so we said, “Learn the stuff,” and he did. And then before we did the record we got Frank (Iero.) It was fairly simple; there were no expectations, there was no game plan in the beginning. We just said, “Hey, lets just see what happens. Lets make this very natural.” That’s the reason, I think, it went as far as it did so fast. We just decided to work our asses off.

Where does your name come from?
Irvine Welsh is a Scottish author, he wrote “Trainspotting,” he wrote “The Acid House.” On the back of one his novels it refers to his books as “chemical romance novels.” Me and Mikey used to work at a bookstore together, and we saw it and said “Hey man, this would be a great band name if we just put ‘my’ in front of it, like My Bloody Valentine.” We were very happy with the name.

How would you describe your music to someone who has never heard it?
I would say it’s rock-n-roll played by a group of guys whose influences range from punk rock to heavy metal, like 80s heavy metal, to good ‘ole classic rock-n-roll, like AC/DC, to contemporary metal bands like At the Gates, to Brit. Pop like the Smiths and the Cure.

So would you say your band has a genre?
People calls us emo, people call us scream-o, people call us a lot of stuff; I think they’re calling us that because that’s just what they’re calling music that young people play now-a-days, and that young people are listening to. They need to call it something. I would just flat out say rock-n-roll band that operates like a punk band.

Do you all get compared to scream-o bands?
That’s the thing; they’ll call us emo, they’ll call us scream-o, and then they can’t think of a band to compare us to in that genre. We just point out that we don’t really fit in, but we do play with all these bands, cause they’re all our peers and our friends. Even some of those bands don’t fit in, a lot of the bands are changing and growing; Thursday’s more of a rock band now, they’re taken more seriously than an emo band.

How do you feel about Scream-o bands like Thursday getting play on major radio stations and video channels?
Well the thing is they were getting it ever since their Victory Records. So that’s an incredible achievement, to have a song on the radio, like “Understanding A Car Crash,” and you’re on an indie label, even if it’s a giant indie label. I feel it’s good, cause these bands have something to say and it’s getting out there, and that’s what we want. I’m sure not many of these bands want what comes with that, the rock star drama and nonsense, and the drug addiction and the alcoholism; I’m sure our peers are not psyched about that, but they’re psyched about getting that out there.

Is it ok for Punk rock and it’s sub-genres like Emo, Pop punk, Scream-o, and Hardcore to be accepted by the mainstream, or is this contradictory to the music’s message?
Well, the problem with that question is that its been getting mainstream coverage since the Sex Pistols and got mainstream acceptance pretty much since the Ramones, or a really good example is, like, Nirvana and Green Day. It got coverage cause the Sex Pistols were on the news, that’s exposure right there. When it came back with Green Day and stuff like that it was a mainstream thing. Do I think all that’s contradictory? I don’t think so, because anything that’s underground is either gonna be pushed to the top, or kill itself off on purpose. If you look at a band like the Velvet Underground, they’re an art rock band, one of the first art rock bands, by the lyrics I mean, but there were no indie labels, they had to be on a major; that’s a good example of a band that was very underground that had to go on to a major label to survive as a band.

You recently signed to Reprise records, a subsidiary of Warner Brothers Records. Why did you choose to leave Eyeball Records?
It was less of a leaving thing, it was more like, we had all talked about it in the beginning; people usually only do one record on Eyeball. Alex (Saavedra, owner of Eyeball Records) prides himself on giving people their start. He likes being the guy behind the scenes. He’s extremely good at it. That’s what helped get us where we are. That’s not to say he sits you down and says, “We’re gonna make you guys huge.” He works his ass off and does it pretty much with two other people. The decision to leave was just more of a natural progression from what happens from being on Eyeball. I mean he had the Casualties, he did a lot of bands early records; he’s the guy that takes the first chance on a lot of bands. It’s just a natural progression; it had nothing to do with anything else.

Why did you choose Reprise Records instead of another record company? Did the fact that they have bands such as The Used, Built to Spill, Green Day, Glassjaw, The Hives, Hot Hot Heat, Less Than Jake, The Living End, The Sun, and The Distillers affect your decision?
It had nothing to do with that at all; nothing to do with the bands they had. The bands at the time that we extremely admired were Glassjaw, which we still do, and The Used have become great friends with us, we love those guys, those guys helped us so much; they didn’t have to, they didn’t know we were gonna sign to their label, they weren’t doing it for that reason, they just helped us cause they gave a shit about what our music was saying. It had a lot to do with the company, the attitude there, the freedom we were gonna get, and the fact that they wanted to build us over a long period of time as opposed to just giving us one shot, spending a lot of money on one record and blowing a lot of money on us, cause we’re not a money spending band. We don’t take tour support yet, we haven’t, we’re gonna try not to take tour support for as long as possible; we’re very self-sufficient. They allow us, for example, to own our website, that’s our website; a lot of bands sign and they relinquish control of their website, but they were very cool with us keeping it.

Most Punk rock bands catch a lot of flack from fans about selling out, why do you think this is?
It’s amazing cause so many young bands catch crap for selling out, then you see a beer commercial with a Ramones song in it, and you’re like, “Come on.” There’s nothing sacred, flat out; the rules have change, the game has changed. If your mission is to get something said out there, what the fuck is the reason you’re trying to keep it as small as possible? To me that’s being afraid of getting your message out there, if you don’t have anything to say either, you’re gonna try and keep it as small as possible. But, if you have something to say, get it out there on a mass level. I think also, bands catch shit over that cause other bands don’t feel they’ve paid their dues, fans don’t feel they’ve paid their dues; they haven’t been part of the scene or community, that they’re disguising themselves as a punk rock band just to get big, which we’ve far from done; just trying to basically grow and survive as a band.

Have you had any problems with fans that enjoyed your music when you were signed to Eyeball Records since signing to Reprise Records?
None. It’s been amazing. They’ve been extremely supportive and incredible about it.

Why is your album titled “I brought you my bullets, you brought me your love?”
I wanted to suggest a feeling of desperation and an undeniable love that nothing can stop. At the same time it’s a nod to Bonnie and Clyde; two people in love with each other, who would kill for each other, who would die for each other; that kind of dedication that people can have for each other. I just wanted to have that come across, that no matter what I would take a bullet for you, and I feel that way for my friends, people I love, everybody.

Your song lyrics are quite raw and angst ridden. The album features themes like violence, unrequited love, chemical abuse, and suicide; why are your songs so dark?
I felt like the kind of picture we were going to paint musically is very diverse and the kind of picture we were going to paint lyrically is to have that darkness, so that way your message, your final point, and uplifting points are very uplifting. If it’s extremely dark the lights at the end of the tunnel are brighter. Another thing is that just flat out me and the whole band, especially me and my brother, grew up in a crime-ridden area. We couldn’t go out and play as kids; we lived in north New Jersey. I’ve been surrounded by violence. It’s kind of like your way to escape, when you’re, not so much the not the most popular kid in school, but when you are very different from your peers; trying to escape in to horror movies. I tried to be different from my peers, not so much in to Halloween and shit, but thinking about real life horror.

What was the inspiration for the song “Vampires Will Never Hurt You?” Do you find yourselves drawn to horror like the Misfits are?
Well, the Misfits were a huge inspiration. I’m drawn to horror in the same way. If you know anything about Glenn Danzig you know that he started out as a kid living in his parent’s basement and just collected famous monster filmland magazines and comic books and shit like that and horror movies and stuff like that. In that respect I grew up the same way. I’m just kind of drawn to it; it’s what I love. As a metaphor it’s so powerful; if you use it as a metaphor instead of just telling a spooky story it means so much more. Obviously “Vampires Will Never Hurt You” is not about vampires, if it was I could have written lyrics about staking vampires and haunted castles and shit like that, but what it’s really about is being in your 20s and being part of the singles scene, or part of the bar culture scene and feeling like you’re throwing your life away, you’re wasting your life, you’re an alcoholic, you get involved in drugs, you get involved with lots of things, and there’s people there that want to suck you in to that, they want you to be a part of that. The whole bit about not letting the sun hurt you, it’s like you almost never see the sun.

Certain songs on your album stand apart as very different from the rest; “Romance” is an instrumental mariachi song, “Headfirst for Halos” has a pop punk vibe, “Early Sunsets Over Monroeville” is more emo. Do you find yourselves drawn to different genres of music?
There’s definite reasons that those songs are on the record. First and foremost we love the songs, and we said, “Fuck it, we’re not gonna be pigeonholed.” The main reason is, we said if we put these songs on our first record instead of saving them or scrapping them, we loved them, we had to put them on, if we put them on we can write any song we want. We write two or three more vampires and put those in their place, then that’s the band we are. I like having it open to interpretation, that’s really what we are now and I’m very excited about that for our next record. “Romance” is from the 1600s; it’s written by an anonymous person. We wanted to start the record off with that kind of anonymity. It’s a classical guitar piece, called “Romance.” We didn’t write that, but nobody knows we didn’t. We thought it was a nice little quiet before the storm.

“Headfirst for Halos” is just irony. It’s the poppy-est, catchiest song on the record, but it’s about blowing your head off. So, that was just more of an irony tool.

“Monroeville” is a sweet song about “Dawn of the Dead,” the movie

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October 31, 2003
My Chemical Romance
by Danielle Moskowitz

Juxtaposing raw vocals and a punk edge against riffs suddenly gone melodic, My Chemical Romance takes you from upbeat drumming in one measure to a moment where you find yourself lost in slow, somber guitars the next. Listen closely as their vocalist Gerard reveals glimpses of himself through his brutally honest lyrics that hold traces of darkness around them.

DM: The bands success seems to have come very quickly. How long were you a band before signing to Eyeball Records?

Gerard: Let’s see—January is when we started playing as a band. We signed around our third or fourth show. It’s been quick since the beginning.

DM: What were you doing with your lives before the band took off?

Gerard: I was doing animation in the city [New York]. I was actually doing toy design in Hoboken [New Jersey], and Frankie was going to school, Mikey was going to school, Otter was a mechanic, and Ray was delivering film I believe and interning and stuff like that for film. We all just weren’t happy doing what we were doing, ya know?

DM: Geoff from the band Thursday and Alex from Eyeball [Records] I know played a big part in the recording of your last CD.

Gerard: Yeah, definitely.

DM: Are they going to be playing any part on your CD that will be coming out?

Gerard: I don’t think so. Sometimes you want to use the same people sometimes you want to see what would happen with other people. I’m sure they’ll hear it and we’ll ask their opinions.

DM: So they’re not going to help produce?

Gerard: Nah.

DM: What made you guys decide that a major was the next best move?

Gerard: It was one of those things where everything else was moving really fast but we had been able to keep up with it, ya know? We had been able to keep up with the shows that we were getting which were like going from playing basements to playing in front of 10,000 people with Jimmy Eat World. So it went from that to that, and it seemed like a very natural progression. And although a lot of people think it seemed quick, all that talk and all that nonsense was happening before our record even came out. It was like, we basically not fought them off, but said hey we’re going to be a band and do that, ya know? And then when we’re ready…Actually it was a lot longer process than most bands that are getting signed today.

DM: What made Reprise the best label for you guys?

Gerard: It was the best company. They were very familiar with us. We had a lot of fans at the company before we had signed. We had a lot of people helping out before we had signed.

DM: And they understand where you guys wanted to go musically, as a band?

Gerard: Yeah, exactly. That was the big thing. They knew where we wanted to go, they knew how we wanted to do things, and they were going to let us do it our way. Very low pressure type thing. Just kind of let us be us and you distribute us.

DM: When is the new album due out?

Gerard: We’re hoping it will come out in about in about spring. We’re going to record in January. We don’t have a producer yet. We’re looking at a few people and they’re looking at us. So it’s kind of that whole game right now.

DM: Do you have a title yet?

Gerard: Yeah, it’s called Three Cheers for Sweet Revenge. And it was a title that… we pretty much known the title for the first record before it was finished and as soon as we were done with that I kind of knew what I wanted the title to be for the second. So it’s kind of in the process where I kind of know what I want the third to be too.

DM: Is it a trilogy type thing?

Gerard: No. This one’s different from the last and it’s more fictitious, but it’s still heartfelt. And it’s more of a concept record than the last one, where the last one was more of an autobiography. But the next one’s more of a concept album about a person; the next one after that I don’t what know what it will be.

DM: While you guys have been on tour you’ve been playing new songs live and they seem to be heavier. Would you say that is the direction you guys are going in?

Gerard: Well, yeah. The heavier stuffs heavier. The heavy stuff we did before is definitely heavier now. Those same elements are there; we’re just spending a little more time on the heavy stuff. But at the same time I think there’s way more melody. Maybe not in the stuff we’re playing out live, but it’s more violently happy. But it’s also very ironically bleak ya know, as far as tone goes.

DM: Track seven on your CD [I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love] is called Skylines and Turnstiles. Is it true that it was inspired by September 11?

Gerard: Yeah, and in fact that event happening was a big thing about why we started the band because, I was on my to a meeting with Cartoon Network and then that happened and I was like what the fuck am I doing with my life.

DM: You saw it happen? You were in the city?

Gerard: Yeah, I was in Hoboken, on the way there. I was right across the river and I was on my way in right around that, very close to that area, but more around Canal, and I was like what the fuck am I doing?

DM: It made you feel like life’s too short and you need to go for what you want?

Gerard: Yeah, yeah exactly. Like obviously life is way too short, you don’t know when your numbers coming and I also felt like I wasn’t making a difference at all, ya know what I mean?

DM: There are a couple theories circulating about your repeated mention of vampires in your lyrics. Can you clear that up?

Gerard: It’s a metaphor for being in your twenties and getting sucked into that singles, alcoholic nightlife culture, ya know what I mean? It’s interesting, because you’ll find that a lot of bands use the supernatural as a gimmick, and that’s really all it is, it’s just like horror punk, and that’s all it is. We’re not really into vampires. I like to wear black, but…

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BEST BUY INTERVIEW With Frank, Gerard and Mikey of My Chemical Romance (Q&A)

Q: First record you ever bought?
Frank: G n' R — Appetite for Destruction (on tape).
Gerard: Poison — Look What the Cat Dragged In (vinyl).
Mikey: Smashing Pumpkins — Siamese Dream.

Q: First show you attended? Frank: Weston, The Fiends, My Favorite Citizen and True Zero at The Pipeline, Newark N.J.
Gerard: Bruce Springsteen, with my mom (at the Meadowlands).
Mikey: Some show at the old Pipeline in New Jersey. I don't remember the bands that played. The first big rock show I attended was the Smashing Pumpkins at the Meadowlands.

Q: Musically, who were your biggest influences?
Frank: Black Flag, Richie Havens, Hambone King of Rock 'n' Roll and my Dad.
Gerard: Iron Maiden, The Misfits, The Smiths, The Cure, At the Gates, Pulp.
Mikey: The Smiths, Blur, Smashing Pumpkins, Oasis, The Misfits, Radiohead.

Q: Pimp My Ride or Monster House?
Frank: I have no idea what that means. Sorry.
Gerard: Pimp My Van.
Mikey: Monster House w/Gun-Shaped Swimming Pool.

Q: Gangsta rap or hip-hop?
Frank: B-horror movies and a case of Mountain Dew.
Gerard: Gangsta rap.
Mikey: Hip-hop.

Q: What's the most recent song you downloaded (legally)?
Frank: I've never downloaded anything, really. I'm anti-computer and I enjoy buying records.
Gerard: I don't download.
Mikey: Downloading is for chumps.

Q: You're stranded on a desert island. What is the one thing you'd have with you?
Frank: Books, especially Harry Potter. I'm such a sissy.
Gerard: My PDA.
Mikey: My iPod.

Q: What's your dream car?
Frank: A Delorean, fully equipped with a flux capacitor. And it must run on garbage.
Gerard: A bad*ss red Corvette with a licence plate reading "KNIVES."
Mikey: The Dukes of Hazzard car.

Q: The one person you would like to spend five minutes with?
Frank: My girlfriend. We're always on tour and we never get to spend any time together.
Gerard: Ernest
Mikey: Abraham Lincoln.

Q: If you were a superhero, what would be your super power and superhero name?
Frank: If I revealed my secret identity, the world would go to sh*t.
Gerard: I'd rather just be Wolverine, if that's ok.
Mikey: Sweet Little Dude. My powers involve being svelte and invisible.

Q: What's your favorite place to be in the world?
Frank: Belleville, New Jersey.
Gerard: Belleville, New Jersey.
Mikey: Dirty Jersey.

Q: Do you turn the volume up or down when you hear your music on the radio?
Frank: Way the f*ck up.
Gerard: Maxed out to the 10!
Mikey: You know it.

Q: Elvis or The Beatles?
Frank: The Beatles.
Gerard: The Beatles.
Mikey: The Beatles.
*stuff in white is just the answers i htought were the coolest dont ask why i did that i just did! and yeah Gerard RED CORVETTE thats my fav car!!

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My Chemical Romance: A Chat With Gerard
By Therese McKeon

My Chemical Romance singer Gerard Way is one of a kind, possessing the kind of magnetic personality you come across so infrequently that you can't exactly put it into words. You know it when you're with him though. The first time I remember encountering the crooner's welcoming boyish face I distinctly recall walking away with a strong Leonardo DiCaprioesque art student vibe.

If personality were enough to make a band successful, I am sure Gerard could carry them. Thankfully, My Chemical Romance doesn't rely solely on that. The New Jersey band resembles the character of their frontman both musically and intellectually. They have depth. If you've been following the Shoutweb Top 20 chart loyally over the years, you may have noticed one consistency - the presence of My Chemical Romance in the rankings. Their debut I Brought You My Bullets, You Brought Me Your Love impressed us so much that it appeared here before it was released and continued to hold a Top 20 spot more than any other recording. It's no wonder that we love this band so much.

In fact, just when we thought the love fest might slow it's pace, MCR hit us with Three Cheers For Sweet Revenge. We give three cheers and then some for the sweet, sweet sound of ground-breaking music robust with colorful landscapes masterfully constructed, spiced with punching in your face lyrics.

We had a chance to chat with Gerard at Skate and Surf Fest 2004 in Asbury Park, NJ.

Shoutweb: The last time we spoke, you told me that this record was going to be kind of a concept record. How did it turn out?

Gerard: It turned out the same way we thought it would where we were going with this plan of telling this story, this big concept. And then for the sake of not being convoluted or to have these shitty songs on your record, you kind of do it in between where it's like every song tells a story. Not necessarily the same one but the bulk of the songs tell the story.

You know, you're kind of cheating yourself as an artist if you don't write about your own life, if you don't write about what happens to you. So, my whole plan was to take a band from Jersey and put 'em in L.A. - two totally different things going on, you know? - and see what happens to them. Seedy shit, nothing dramatic, but a lot of bad elements around, a lot of tests, you know what I mean? To see if we'd pull through stuff. And we did.

So, a lot of that's on the record. There's a lot of stuff about that kind of lifestyle out in L.A. - the people you meet and the drugs and everything. There's a lot of that.

Shoutweb: Did anything happen at a seedy hotel?

Gerard: (laughs) Yeah actually. There's one song *about* a seedy hotel so...

Shoutweb: It could be about this hotel.

Gerard: Yeah, this place is ruined now. I heard the elevator's broken. I heard there's a whole floor's ceiling that's gone now.

Shoutweb: Oh, no.

Gerard: Yeah. (Pause) Are you guys staying there?

Shoutweb: No! We're only here for one day because all the good bands are playing today.

Gerard: Good.

Shoutweb: So, I've heard “I'm Not Okay” - that is awesome.

Gerard: Thank you! We kind of liken it to our HeadFirst For Halos from the first record. We wanted to release that one first because we were like, “yeah, this will really piss a lot of people off probably.” But if you know the band, then you'll be like, well, it's like HeadFirst For Halo. It's the same type of thing.. and it's about suicide as well. It's almost like the second piece to that song.

Shoutweb: Is “I'm Not Okay” representative of the rest of the record?

Gerard: No. Each song is so different. There's songs that have elements of like... some show tune elements. But then you have songs that have just crazy punk. There's metal on there. There's freak out moments. There's everything. It's really dramatic. It's melodramatic at points but it's telling a story, you know?

Shoutweb: What was it like to tour with Avenged Sevenfold?

Gerard: It's awesome. It's amazing because they're just such good kids. Very professional guys. Two totally different bands but I guess we're both dark so it's working on that level.

Shoutweb: What is it like to play today?

Gerard: Today this is a homecoming for us and a lot of the bands. Like Senses Fail. We're play right after them and it's going to be fucking sick. Last year, there was about a thousand people on the second stage for us. We were shocked when we came on stage. We were like, "Holy shit!"

Shoutweb: Any bands you're looking forward to checking out yourself?

Gerard: HIM. It's after almost everybody's set. Everybody can get wasted. All the bands what to go watch HIM.

Shoutweb: Well thanks for chatting with us.

Gerard: Thank you. Any time.